They are all fakes.

They are all fakes.


They are all fakes. This sentence rang in my head while the song " A Hard Day's Night" by The Beatles was in the speakers. They sang out of tune. They yelled, in fact. And me, I was sitting in the sofa with my glass in the hand and I watched them. They danced oddly. That was as if their arms were going to unhook from their body. They didn't know the lyrics but they didn't care because they drank and they took drugs. They were cool because they played the guitar and they knew "The Brian Jonestown Massacre". They're maybe cool but they're very contemptuous towards everybody. They said they were like this because they're as Nietzsche, that was the instinct of power and they're the strongs and the others, the people who weren't like them, were the weaks.
They wanted to be Lou Reed, Bob Dylan, Jim Morrison. They behaved as Pete Doherty. They were all fakes. They were so ridiculous. They'd a personality but this wasn't them. I was sure that Pete Doherty could be nicer than them. But they're so interesting. I never met people like them : they're so cultured, so eccentric, so crazy. They couldn't be true, they were all fakes. They couldn't be my friends, there were all fakes.


17/20




Patti Smith - Glitter In Their Eyes


# Posté le dimanche 24 mai 2009 11:32

Modifié le dimanche 24 mai 2009 14:36

La Valse

A lire obligatoire en écoutant ça

Leurs visages en lambeaux flottaient autour de moi, essayant vainement de sourire.
Moi, blanche, dans ma petite robe en lambeaux, j'étendis les bras devant et me laissais guider par les grincements des violons et les attaques du piano. Un pas par là, un autre par ici. Les yeux fermés je balançais la tête. Je sentais tous leurs regards posés sur moi.
Moi, j'étais une princesse à la dans enchantée.
Mes mouvements devenaient plus amples, je sautais. Ma tête virevoltait de tous les côtés . Ils m'entouraient.
J'étais imprégnée. Imprégnée de cette immense salle de bal poussiéreuse qui ne demandait qu'à être ressuscitée. Imprégnée d'eux, qui ne demandaient qu'à m'accompagner dans ma danse désespérée de leurs vies interrompues et de leurs rêves inachevés.
Ils me portaient, je ne contrôlais plus rien. Je m'abandonnais, je ne m'appartenais plus ; je n'avais plus rien ; j'étais seulement. C'était suffisant.
Un sourire anima mon visage jusque là sans expression.
Une intense nausée me comprimait le crâne mais la rage que je sentais couler en moi était incomparablement supérieure à ce mal.
Je me sentais exploser de l'intérieur. Mes mouvements étaient d'une violence extrême. Je me jetais par terre et me relevais dans la seconde suivant, les larmes coulant le long de mes joues.
Et là, tout sortait.
Tout ce qu'il y avait autour de moi était immatériel. Jusqu'à la moindre petite graine de poussière, tout était intouchable.
J'étais le seul être sensible.
Pourtant cette musique pénétrait mon corps comme une drogue. J'aurais voulu qu'elle ne s'arrête jamais. Et pourtant elle ralentit, au fur et à mesure que ma rage sortait et que les contours du décor s'effaçaient.
J'étais seule.

La Valse

# Posté le vendredi 08 mai 2009 06:08

Modifié le jeudi 14 mai 2009 12:05

Ô Délicieuse brûlure. Étrange exagération.


J'ai dérapé oui, mais j'ai toujours un bras accroché à la branche, tu sais, celle juste au dessus du ravin, la seule, l'unique. Je voudrais crier, mais j'ai peur de déranger.
C'est affreux, le vertige.
J'entends l'eau couler à flots, et des voix connues en bas qui m'appellent. Je refuse de baisser la tête, de contempler la déchéance. Je sens brusquement des mains s'accrocher à mes jambes, profitant de l'un de mes moments de faiblesse.
Ô affreuse tentation.
On me tire vers le bas, je résiste autant que je peux. Je n'ai pas beaucoup de pouvoir. Je pleure de panique. Elles sont affreuses ses créatures tant admirées auparavant. Elles m'ont tentée, elles m'ont trompée. Je suis une faible.
Plus que trois doigts.
Je vois les forts en haut. Ils me regardent avec pitié, ils sont déjà trop loin pour m'aider : la branche s'affaisse chaque jour un peu plus.
Ô issue tant attendue, si tu pouvais te manifester.
Je n'ai aucune envie d'aller pourrir en bas avec eux. Ils me terrorisent. Eux, baignant dans la démence et le désespoir, ils me réclament.
Moi, celle qui ne sait pas dire non. Moi, la fille qui prête à rire.
Préférerais crever. Veux m'en aller.




Eminem - Without me


Ô Délicieuse brûlure. Étrange exagération.

# Posté le lundi 16 mars 2009 15:33

Modifié le vendredi 10 avril 2009 16:15

11. AHAHAHA

11. AHAHAHA

J'ai rêvé que je savais rire.
Pas le petit rire étouffé qui fait que des bruits bizarres vous sortent par le nez. Non non. Rire, le vrai rire. Le rire retentissant, celui qui fait sursauter et se retourner les gens. Celui qui connecte les personnes les unes avec les autres afin qu'elles rient aussi.
Quand je me suis réveillée, j'ignorais toujours le fonctionnement de ce phénomène. J'étais toujours l'inconnue, l'étrangère au visage triste qui fait tâche parmi tous ces gens si heureux. Il suffit que quelqu'un plaisante, forcément au détriment d'une minorité, pour que leurs visages se tordent à l'unisson et que leurs gorges déployées laissent passer, s'écouler des sons stridents, faux. Des démons.



The Dodoz - Do You Like Boys ?


PS : Cette photo n'est pas de moi mais d'un ami qui à ce moment là me faisait bien rire !



# Posté le vendredi 11 juillet 2008 11:36

Modifié le mardi 14 juillet 2009 11:44

3. Soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien

Un goût acide dans la bouche, les mains qui tremblent, le c½ur qui accélère, voilà tout ce que vous me procurez et c'est déjà beaucoup trop pour moi.
Pour le pire que j'ai éprouvé, c'était juste du mépris , vis-a-vis de certains que sont nos professeurs mais là vous me faites vibrer de Haine.
Vos discours de trois quarts d'heure sur votre condition dans notre cher lycée m'exaspèrent, vous transpirez de prétention sous votre foulard Christian Lacroix. Vous ne supportez pas d'avoir tort. L'inconvénient étant que cela vous arrive souvent. Vous ne supportez pas nous plus le vent de révolte qui souffle au dessus de ma tête, de ces choses dégoutantes que sont mes atebas. Est-ce bien une raison pour m'enfoncer devant vos collègues ? Pour mentir sur mon sort ? Tout cela derrière mon dos bien-sur.
Si le vent se transforme en tempête, ne venez pas pleurez. Moi je pleurerais. Je pleurerais de rage et de dégoût comme je sais si bien le faire. Je pleurerais de dépit de ne pas pouvoir lever la main sur vous car les mots ne me viennent jamais dans ces grands moments.


The Clash - Clash City Rockers

3. Soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien

# Posté le mercredi 02 avril 2008 14:34

Modifié le dimanche 08 février 2009 10:09